Absentéisme : 16,7 jours par an et par salarié

Absentéisme : 16,7 jours par an et par salarié

En « légère hausse » depuis 2014, le taux d’absentéisme représente un coût évalué à 45 milliards d’euros pour les entreprises selon l’étude d’Alma Consulting Group.

Crise, management, choc émotionnel, burn-out… Autant de raisons qui font que l’absentéisme au travail est en « légère hausse », note l’institut Alma Consulting Group. Dans le secteur privé, il s’élève à 4,59% (4,26% en 2014) et s’accompagne d’un « allongement de la durée des absences, à l’instar des chiffres publiés par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie », indique l’étude. Dans le même temps, la part des salariés sans aucune absence a également reculé pour s’établir à 53% (-2 points).

Selon une autre étude du groupe Malakoff Médéric (assurance santé et prévoyance), portant sur 3 millions de salariés d'entreprises clientes, 32,6% des salariés ont été absents en 2014 au moins une fois dans l'année, un chiffre stable.

L’organisation du travail facteur d’absentéisme

Les premières causes d’arrêts cités sont la santé et les motifs personnels. Mais la mauvaise organisation ou les conditions de travail (9%), le manque de reconnaissance (7%), la charge de travail (6 %), une mauvaise ambiance (4 %) ou encore un manque de soutien managérial (4%) sont d’autres facteurs d’absentéisme.

 Et les entreprises devraient s’y intéresser d’un peu plus près. Selon Alma CG associé au cabinet Goodwill-management, les coûts directs de l’absence dans les entreprises (salaire de l’employé, remplacement temporaire, etc.) et les coûts indirects (prévention, prévoyance, etc.), la facture s’élèverait à 60 milliards d’euros : 45 milliards pour les premiers et 15 pour les seconds.

Des solutions pour réduire la facture

Selon l’étude, une entreprises enregistrant un chiffre d’affaires (CA) de 10 millions d’euros avec un résultat net de 500 000 euros avec une masse salariale représentant 35% de son CA, l’absentéisme lui coûterait 202 000 euros, soit 40% de sa rentabilité nette. « Une réduction d'un quart de cet absentéisme (soit de 4,59 % à 3,44 %) porte sa rentabilité de 500 000 euros à 551 000 euros, soit un bond de 10 % », selon les calculs des auteurs de l'étude.

Une telle réduction pour chaque entreprise permettrait de limiter le coût de l’absentéisme alors que chaque salarié aurait absent 16,7 jours, soit 7,4 % de plus que l'année précédente.

> Lire nos articles Santé et bien-être en entreprise 

le 09/09/2015

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