L’Ile-de France, le tremplin de l'emploi jeune

L’Ile-de France, le tremplin de l'emploi jeune

L’Insee vient de dévoiler une étude concernant les conditions d’arrivée des jeunes Franciliens sur le marché du travail. S’ils débutent un peu plus tard que les jeunes de province, ils bénéficient en revanche d’opportunités non négligeables !

L’Ile-de-France, le QG des longues études

Contrairement à la province où l’on accède à son premier emploi à 22,6 ans en moyenne, les Franciliens entrent quant à eux sur le marché du travail à plus de 23 ans. La raison ? Ils sont plus nombreux à faire de longues études. En effet, après 25 ans leur taux de scolarisation est de 4 points supérieur à la moyenne nationale. A Paris, c’est encore plus flagrant, 28% des jeunes entrants ont entre 27 et 30 ans. En ce qui concerne les femmes, elles ont plus facilement accès à l’emploi en Ile-de-France qu’en province du fait de la forte implantation du secteur tertiaire. Et 50% des premiers emplois féminins se font d’ailleurs dans ce secteur. En 1999, le secteur tertiaire a employé le taux le plus élevé de premier emploi (90%) avec 192 000 jeunes.

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Le temps complet a le vent en poupe

En Ile-de-France, la proportion de temps partiels est inférieure à la moyenne nationale. On compte 35% de premiers emplois en temps partiels, représentant ainsi 18% des jeunes entrants sur le marché du travail. Seuls 9% des premiers postes sont des contrats en intérimaires, représentant alors le taux le plus bas de France. L’explication est due à la faible proportion d’entreprises industrielles dans la région qui fonctionnent souvent en contrats d’intérim. Le fait que le niveau de qualification des franciliens soit plus élevé qu’ailleurs explique aussi le faible poids de l’intérim. Mais si seul 5% des parisiens signent leur premier emploi en intérim, ils sont en revanche 14% en Seine-et-Marne. Le taux varie donc très différemment d’un département à l’autre.

Débuter en tant que cadre, c'est possible !

Du fait de la main d’œuvre qualifiée et du haut niveau d’études des Franciliens, ils accèdent plus facilement aux emplois supérieurs que les provinciaux. Ils sont 13% à signer des contrats de cadres en Ile-de-France que 4% sur le reste de la France métropolitaine. On note que ces emplois sont majoritairement regroupés à Paris et dans les Hauts-de-Seine (92) où de grandes sociétés se sont récemment implantées. Ce qui fait qu’un poste de jeunes cadres sur deux est signé dans cette région. De quoi attirer les étudiants !

Quelles catégories socioprofessionnelles ?

Chez les jeunes Franciliens, on compte 45% d’emplois salariés contre 39% en province. Les employés administratifs d’entreprises sont également prépondérants avec 17% de premiers emplois contre 10% en province. En revanche, on ne dénombre que 8% d’ouvriers non-qualifiés en premier emploi contre 19% en province. Ces disparités régionales se traduisent également dans les départements :  s’il n’y a que 10% d’ouvriers qualifiés à Paris, on en dénombre 33% en Seine-et-Marne et 27% en Seine-Saint-Denis.

La question du salaire

Même constat : les jeunes entrants sur le marché du travail sont plus avantagés en Ile-de-France qu’ailleurs. En termes de salaire, 50% d’entre eux touchent au minimum 909 euros contre 835 en province.

Entre un an ou deux dans la même société

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les jeunes employés restent relativement longtemps dans leur première entreprise, malgré la forte concurrence des offres en Ile-de-France. La moyenne de la durée d’un premier emploi se situe à 16,1 mois soit 0,6 de plus que la moyenne nationale. Avec le Limousin, la région figure ainsi parmi celle qui offre la meilleure perspective d’ancienneté dans les sociétés. La moitié des Franciliens restent 11 mois dans leur première société et ¼ pendant deux ans. Mais c’est en province que la durée d’emploi est la plus longue avec une moyenne de 44 mois dans le Limousin, de 42 mois en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Lorraine et en Auvergne.

Première année = instabilité ?

Mais tout n’est pas si rose en Ile-de-France : durant leur première année d’emploi, les jeunes Franciliens connaissent des parcours professionnels très variés. En général, la première année de travail est synonyme de changement : 23% se retrouveront au chômage, dans la fonction publique d’Etat ou encore non-salarié. La proportion des sorties du marché de l’emploi en Ile-de-France durant la première année de travail est pour une fois identique aux statistiques nationales (24%). Au cours des 3 années suivantes, les départs sont moins courants : seulement 3% des contrats seront signés en intérim contre 2% pour les temps partiels. En conclusion : les emplois longs à temps complet se sont accrus de 8 points en 3 ans, regroupant ainsi 75% des jeunes actifs.

"Le changement c’est maintenant"

Au cours des trois premières années d’emploi, on note que 25% des travailleurs ont changé de catégorie socioprofessionnelle et que leur situation s’est globalement améliorée. De 1999 à 2002, quand le poids des cadres n’a fait qu’augmenter, celui des ouvriers a diminué de 34%. Après 3 années d’emplois, on constate que le nombre de cadres progresse de 20% tandis que celui des employés et des ouvriers régresse de 50 et 45%. Et que pendant ce temps, 39% des jeunes Franciliens ont changé de secteur d’activité, cela représente 4 jeunes sur 10.

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On constate que durant les trois premières années de vie active d’un jeune, seul 11% vont changer de région à cause du peu d’opportunités professionnelles en province. Ce n’est qu’après avoir acquis un peu plus d’expériences professionnelles qu’ils migrent en région, généralement après avoir fondé une famille. En effet, l’âge moyen des déménagements hors Ile-de-France s’élève à 37,9 ans.

(Insee Ile-de-France 2007 "Regards sur... les mobilités professionnelles des Franciliens" parue le 24/11/16)

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le 28/11/2016 par Juliette Pignol

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